ECONOMIE

Nigeria : S&P relève les perspectives à « positives », saluant l’impact des réformes

1.38Kvues

Nigeria : S&P relève les perspectives à « positives », saluant l’impact des réformes

Standard & Poor’s (S&P) Global Ratings a rehaussé, le 14 novembre 2025, les perspectives de la dette souveraine du Nigeria, passant de « stable » à « positive », tout en confirmant sa notation à « B-/B ». Cette décision traduit la confiance croissante de l’agence dans les réformes économiques, monétaires et fiscales engagées par l’administration du président Bola Tinubu.

Selon S&P, les réformes mises en œuvre depuis 2023 — notamment la libéralisation du taux de change, la suppression des subventions au carburant, l’amélioration de la collecte fiscale et la montée en puissance de la production pétrolière, renforcée par la raffinerie de Dangote — commencent à porter leurs fruits. L’agence estime que ces ajustements devraient améliorer la trajectoire externe, fiscale et monétaire du pays à moyen terme.

Dans ses prévisions, S&P relève désormais un taux de croissance moyen de 3,7 % entre 2025 et 2028, contre 3,2 % auparavant, porté par une production énergétique en hausse et une meilleure confiance du secteur privé. L’inflation, quant à elle, est anticipée à une décrue progressive, autour de 13 % d’ici 2028.

Les autorités nigérianes ont salué cette décision. Le ministre des Finances, Wale Edun, a déclaré que ce relèvement de perspective est un signal fort : « Les réformes difficiles mais nécessaires que nous menons commencent à être reconnues par des institutions mondiales ».

De son côté, Olayemi Cardoso, gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN), a souligné que cette amélioration reflète la stabilité croissante des marchés financiers et une restauration de la crédibilité du pays à l’échelle internationale.

Cependant, S&P met en garde : si les risques liés à l’exécution des réformes, au service de la dette ou à la gestion du déficit budgétaire venaient à se matérialiser, l’agence pourrait revoir son appréciation. À l’inverse, une solidification des gains macroéconomiques pourrait conduire à une nouvelle revalorisation d’ici 12 mois.

Hervé Ganhouégnon

Laisser une reponse