
CEMAC : la COBAC relève le capital minimum des banques à 25 milliards FCFA dès 2026
La Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) s’apprête à relever les exigences de capitalisation dans la zone Cemac. Réunis le 30 octobre 2025 à Libreville, au Gabon, les acteurs du secteur bancaire et financier ont examiné le projet de règlement fixant de nouveaux seuils de capital social pour les établissements de crédit.
Selon Vladimir Ombolo Mvogo, conseiller du secrétaire général de la Cobac, le capital minimum sera désormais porté à 25 milliards FCFA pour les banques, contre 10 milliards actuellement, et à 4 milliards FCFA pour les établissements financiers, contre 1 milliard auparavant. La réforme, prévue pour janvier 2026, vise à renforcer la solidité du système bancaire et sa capacité à financer les économies de la sous-région.
Les discussions ont également porté sur la possibilité pour les établissements concernés d’ouvrir leur capital au marché boursier afin de mobiliser les ressources nécessaires. À la suite des échanges, Marcel Ondele, secrétaire général de la Cobac, a annoncé un délai de mise en conformité de trois à quatre ans, soit jusqu’en décembre 2029, pour permettre aux banques de s’adapter progressivement.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique régionale de durcissement des exigences prudentielles. À titre de comparaison, dans l’UEMOA, le capital minimum des banques a été relevé à 20 milliards FCFA depuis 2023, avec un délai de trois ans pour l’application.
D’après une étude récente du ministère camerounais des Finances, près de 77 % des 53 banques de la Cemac disposent déjà d’un capital compris entre 10 et 20 milliards FCFA. Cependant, seules 15 % dépassent le seuil de 30 milliards, tandis qu’une minorité reste encore en deçà des normes actuelles.
Avec cette réforme, la Cobac entend consolider la résilience du secteur bancaire régional et favoriser un financement plus durable des économies de la Cemac.
Hervé Ganhouégnon







