
Le Bénin diversifie son commerce extérieur : l’Inde en tête des fournisseurs au T2 2025

Une nouvelle donne se dessine dans le paysage commercial du Bénin. Au deuxième trimestre de l’année 2025, les statistiques officielles révèlent un changement majeur : l’Inde s’est hissée au rang de premier fournisseur du pays, surpassant ses partenaires historiques que sont la Chine et la France. Cette évolution, documentée dans le récent bulletin de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD), témoigne d’une diversification des échanges et d’une dynamique économique soutenue.
L’ascension de l’Inde est largement portée par un produit stratégique : le riz. Les données de l’INStaD montrent que les importations de cette denrée ont atteint un volume colossal de 365 525,2 tonnes, pour une valeur de 81,1 milliards de FCFA. Cet afflux de riz, essentiel pour la sécurité alimentaire du Bénin, est complété par d’autres biens d’équipement et de construction, notamment des fils et câbles électriques, des tracteurs à roues et des pièces de construction. La prédominance de l’Inde dans ces secteurs souligne sa capacité à répondre aux besoins immédiats et aux projets de développement infrastructurel du pays.
Bien qu’elles aient perdu leur première place, la Chine et la France conservent une position importante dans le commerce extérieur béninois. La Chine, désormais deuxième, demeure un acteur majeur dans le secteur des technologies et de l’industrie, fournissant au Bénin des équipements de télécommunication, des composants électroniques et des matériaux de construction. La France, qui clôt le podium, reste un partenaire de choix pour les produits à haute valeur ajoutée, en particulier les médicaments et les vaccins, ce qui met en évidence la solidité des liens dans le domaine de la santé publique.
Au-delà des classements, cette dynamique du commerce extérieur illustre l’ambition du Bénin de passer d’un statut de simple marché d’importation à celui d’acteur économique compétitif. L’initiative de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) est l’exemple parfait de cette transformation. En transformant localement des matières premières agricoles comme le coton et la noix de cajou, le Bénin vise à exporter des produits finis à forte valeur ajoutée. Cette stratégie renforce non seulement l’industrialisation du pays mais positionne également le Bénin comme une économie résiliente et tournée vers l’avenir sur les marchés régionaux et internationaux.






