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Le Ghana se dote d’un Conseil national de la noix de cajou pour booster sa filière

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Le Ghana se dote d’un Conseil national de la noix de cajou pour booster sa filière

Le Ghana s’engage fermement dans le développement de son secteur agricole avec l’annonce de la création d’un Conseil national dédié à la noix de cajou. Le Président John Dramani Mahama a récemment partagé cette nouvelle lors de sa tournée à Sunyani, dans le sud du pays. Cette démarche vise à relancer et à renforcer la filière de la noix de cajou, un atout majeur pour l’économie locale.

Le Président Mahama a souligné l’importance de la noix de cajou au-delà de son statut de simple culture. “C’est un moyen de subsistance pour beaucoup de nos concitoyens. Elle nourrit nos familles, envoie nos enfants à l’école et stimule notre économie rurale,” a-t-il déclaré. L’objectif est clair : faire du Ghana un acteur majeur de l’exportation de noix de cajou tout en améliorant la vie des communautés agricoles.

Ce nouvel organisme aura pour mission d’encadrer et de dynamiser le secteur. Il supervisera notamment la fixation des prix, la réglementation, l’accès aux marchés, la transformation et la recherche dans la filière. En parallèle, le Ghana prévoit de construire une usine de transformation de noix de cajou dans la région de Bono. Ce projet sera mené en partenariat entre le secteur public et le secteur privé, témoignant de la volonté du gouvernement de favoriser la valeur ajoutée sur place.

Un potentiel de production considérable

La noix de cajou représente une culture essentielle pour le Ghana, cultivée dans 13 de ses 16 régions. Les plantations s’étendent sur plus de 234 171 hectares, avec une production annuelle moyenne d’environ 130 000 tonnes, d’après l’Alliance Africaine du Cajou (ACA). Ce secteur emploie près de 200 000 personnes, dont 10 % de femmes, faisant de la noix de cajou un pilier de l’économie rurale ghanéenne.

Le Ghana se distingue déjà par des rendements de production parmi les plus élevés d’Afrique de l’Ouest, atteignant environ 900 kg par hectare. Cette performance résulte d’efforts constants en matière de recherche et de diffusion de bonnes pratiques agricoles. À ce jour, le pays compte une dizaine d’unités de transformation, capables de traiter plus de 65 000 tonnes cumulées, ce qui met en évidence un potentiel de transformation déjà bien établi.

La mise en place de ce Conseil national représente une étape décisive pour le Ghana. Elle permettra d’exploiter pleinement le potentiel de la noix de cajou et de transformer cette culture en un moteur essentiel de croissance économique et de progrès social pour la population.

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