Brvm Investment Days : la finance verte et islamique comme leviers d’attractivité pour l’Afrique

Brvm Investment Days : la finance verte et islamique comme leviers d’attractivité pour l’Afrique
La deuxième journée des Brvm Investment Days à Londres a été rythmée par deux tables rondes de haut niveau, consacrées à deux thématiques majeures : la finance durable et la finance islamique. Une vingtaine d’experts venus d’horizons divers ont partagé leur vision et leurs analyses sur ces leviers de transformation économique pour l’Afrique.
Dans un communiqué, les organisateurs soulignent le rôle stratégique de la finance verte, véritable catalyseur du développement durable sur le continent. Celle-ci englobe un éventail d’instruments – obligations vertes, prêts durables, fonds axés sur le climat – qui réorientent les capitaux vers des secteurs clés comme les énergies renouvelables, l’agriculture durable, l’efficacité énergétique ou encore les projets de résilience climatique. Alignée avec les principes ESG (environnement, social et gouvernance), la finance verte vise une croissance économique respectueuse de la planète.
L’Afrique, particulièrement vulnérable face aux effets du changement climatique (sécheresse, désertification, montée des eaux), voit dans cette finance un outil de plus en plus indispensable. Des initiatives concrètes voient le jour à travers le continent : projets solaires au Maroc, programmes de reforestation au Kenya, ou encore déploiement d’une agriculture résiliente en Afrique de l’Ouest. La Banque africaine de développement (BAD) joue également un rôle moteur avec son Programme africain d’obligations vertes, destiné à mobiliser des ressources à grande échelle.
Le document précise que dans un contexte où les investisseurs internationaux privilégient les projets compatibles avec les objectifs climatiques, les pays africains qui s’engagent résolument dans la finance verte auront un avantage concurrentiel notable. Cela leur permettra non seulement d’attirer davantage de capitaux, mais aussi de renforcer leur résilience climatique et de construire une croissance inclusive à long terme.
Du côté réglementaire, l’AMF-UMOA (Autorité des marchés financiers de l’UEMOA) a instauré un cadre adapté pour soutenir cette dynamique. Depuis sa mise en œuvre, 160 milliards de francs CFA d’obligations thématiques ont été levés, répartis comme suit :
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80 milliards d’obligations vertes,
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70 milliards d’obligations durables,
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10 milliards d’obligations du genre,
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et 36 milliards d’obligations sociales actuellement en cours d’émission.






